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dossier pédagogique réalisé par la
Fondation de la Résistance (format pdf - 780 ko)
Une approche biographique
et sociologique
• Cette approche constitue pour les élèves
une bonne initiation aux travaux historiques par la méthodologie
mise en œuvre et les questions qu’elle soulève
: complexité des faits, articulation entre variété
des itinéraires individuels et histoire collective,
place du témoin dans l’écriture de l’histoire.
• À partir de questionnaires écrits et
d’entretiens avec des témoins, il s’agit
d’étudier :
- le parcours individuel jusqu’au ralliement à
la France Libre (origines sociales, géographiques,
professionnelles) pour mieux en éclairer les motivations,
- les modalités pratiques du ralliement et l’action
en tant que Français libre: la variété
des moyens de ralliement (par voie maritime ou aérienne
en 1940, par l’Espagne ensuite, par désertion
parfois en Syrie ou en Afrique du Nord), les états
de services pendant le conflit,
- le regard que ces témoins portent sur leur expérience
passée de Français libre et les leçons
qu’ils en tirent pour le présent et l’avenir.
• Ces travaux pourraient déboucher soit sur une
synthèse établie au niveau local, soit sur une
biographie d’un personnage local emblématique
qui bénéficierait dans ce cas d’un croisement
des sources historiques (archives départementales,
archives orales, presse etc.…).
• La Fondation de la France Libre met à la disposition
des professeurs des questionnaires-types et une liste de ses
représentants accrédités en France et
à l’étranger chargés de mettre
les professeurs en relation avec les témoins (voir
liste jointe). Les services départementaux de l’Office
National des Anciens Combattants (ONAC) peuvent également
apporter leur concours.
Une approche patrimoniale et mémorielle
• Cette approche devrait conduire
les élèves à s’interroger sur les
liens complexes unissant histoire et mémoire, les modes
de construction d’une mémoire collective et des
représentations historiques.
• La constitution d’un dossier sur un ou plusieurs
monuments locaux dédiés aux Forces françaises
libres (FFL) pourrait être envisagée :
- description du monument (implantation, taille, aspect, inscription),
- historique du monument (date d’érection, autorité
à l’origine de cette initiative, financement,
réalisation, inauguration),
- localisation du monument (justification de l’implantation
en fonction d’un combat, chute d’un avion, exécution
d’un Français libre),
- historique de l’unité militaire célébrée
(régiment, division, bateau, escadrille etc.).
• On pourrait approfondir ce travail par l’analyse
comparative de plusieurs monuments dédiés aux
FFL à des époques différentes :
- évolution du style architectural, de l’implantation
(sites historiques ou urbains),
- évolution de la nature des inscriptions (citations
privilégiées ou non),
- comparaison avec les monuments dédiés aux
combattants de la Première Guerre mondiale.
• L’analyse de la mémoire de la France
Libre et de l’hommage rendu aux FFL peut être
également conduite à travers les plaques et
noms de rues dans les villes.
• Enfin l’année 2004 verra la commémoration
du 60e anniversaire de la libération du territoire
français (commémoration des grands évènements
liés à l’histoire de la France Libre tels
que l’Appel du 18 juin, la bataille de Bir Hakeim, le
débarquement en Provence, la libération de Paris
etc.).
À cet effet une analyse de la presse locale et nationale
pourra être menée afin de comprendre comment
la
mémoire de la France Libre est entretenue.
Une approche monographique
• Des monographies pourront être
également consacrées à :
- des combats locaux conduits par les grandes unités
FFL (itinéraire, traces dans le paysage actuel, témoignages
et sources archivistiques peuvent être combinées).
À titre d’exemples : la 2e DB lors de sa traversée
de la France, la 1re DFL lors du débarquement en Provence
puis dans les Alpes ou les SAS en Bretagne, en Bourgogne
ou sur le littoral atlantique,
- la participation des troupes venues d’Outre-Mer dans
les FFL (spahis marocains, tirailleurs algériens ou
sénégalais etc.…) pour dégager
l’importance de ces troupes dans la libération
du territoire,
- en fonction de la localisation des établissements,
à des bateaux de la France Libre, à des formations
aériennes de la France Libre. Ces monographies pourront
s’appuyer sur les archives conservées dans les
ports militaires ou à Vincennes aux Services Historiques
de l’Armée de Terre (SHAT) et de l’Armée
de l’Air (SHAA).
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